Le conseil municipal du mercredi 6 juin fut encore un bon exemple du fonctionnement actuel de la majorité : peu de débat, quelques réponses "standardisées" et malgré une augmentation des impôts locaux, des augmentations de tarifs par petites touches.

Ainsi, si on peut comprendre que la taxe sur la publicité extérieure augmente tous les ans pour rester au niveau du maximum autorisé par la loi, nous avons voté contre l’augmentation des tarifs municipaux pour 2018/2019. Au-delà de notre regret de ne pas voir la mise en place du quotient familial pour la cantine scolaire, il nous paraît incohérent d’augmenter les tarifs ET les impôts locaux sans justification pertinente : les investissements promis comme la Bellerie avancent-ils ?

Autre exemple qui pourrait rester symbolique si cela ne touchait pas tout le monde : les tarifs municipaux de la piscine ont été modifiés. Les cartes individuelles et famille, ainsi que le bracelet badge pour le sauna sont désormais obligatoires et payantes (2 et 5 euros).

Les deux autres délibérations d’importances ont porté sur le financement des écoles publiques et privées.

Nous avons voté le montant des compensations entre communes concernant les écoles publiques. Ces montants étant communs à toute la métropole, ils sont justes.

Par contre, nous nous sommes à nouveau dressés contre la décision de la mairie de subventionner les écoles privées des communes voisines alors qu'elle n'y est absolument pas obligée. Nous avons dénoncé un choix idéologique, coûteux pour la famille (plus de 55.000 € pour la dernière année scolaire, plus de 400.000 € depuis 2010 !) et totalement inutile en réalité. Seules 55 familles sont concernées, et ne seraient en rien pénalisées si nous cessions de faire des cadeaux aux écoles privées. Nous ne voulons pas que l'ensemble des saint-avertinois continuent à payer pour le confort personnel de 55 familles. D'autant que nos écoles publiques sont d'excellente qualité ! La meilleure preuve en est le très faible nombre d'élèves scolarisés dans le privé. Nous estimons que c'est décidément bien mal récompenser la qualité de nos enseignants et de nos écoles que de continuer, année après année, à faire ainsi d'inutiles cadeaux à la concurrence sur le dos des contribuables.

Notons enfin que la pathétique épisode du vrai-faux retour à la semaine de 4 jours valide nos analyses, et contredit les propos tenus par les élus de la majorité : NON, les familles saint-avertinoises ne veulent pas de retour aux 4 jours, et NON, elles ne mettent pas davantage leurs enfants dans les écoles privées qui sont revenues (ou restées, au mépris de la loi) à 4 jours.

Notre conclusion sur l'école est sans appel : il serait grand temps qu'une politique scolaire sérieuse soit mise en place, et qu'elle se fasse en écoutant les personnes compétentes sur ce dossier, qui ne se limitent pas - loin s'en faut - aux élus de la majorité.

 

Notons pour finir, qu’à nos questions et nos interventions, le maire n’a à peine répondu et nullement défendu ses choix, monsieur PAUMIER intervenant même à sa place pour justifier l’augmentation d’impôts. D'autre part 8 conseillers de la majorité sur 27 étaient une nouvelle fois absents, mais cela est quand même mieux que lors du précédent conseil!