Avec 16 délibérations à l'ordre du jour, ce conseil ne s'est pas étendu comme le précédent.

Notons tout d'abord qu'il y avait encore un tiers des élus de la majorité absents et que nous avons appris, en fin de conseil suite à une question diverse, le départ du DGS des services. Ce qui avait été rapporté par des bruits de couloir, nous aurait été annoncé dans un mois ? Alors que le départ est pour juillet !

Un problème de communication récurrent à rapprocher à l'indélicatesse de la majorité de publier sur le site de la ville, le programme du festival des Horizons alors même qu'il n'avait pas encore été voté en conseil.

Sur le fond, plusieurs délibérations, nous ont permis de rappeler certaines de nos valeurs.

Concernant les tarifs du service culturel, nous avons souligné notre satisfaction de l'absence d'augmentation pour cette année (rappelant au passage que nous regrettons que les jeunes payent deux fois plus chers pour participer à l'orchestre junior, que les adultes pour participer à l'orchestre d'harmonie), de l'utilisation du quotient familial pour l'école de musique, tout en souhaitant que celui-ci soit élargi aux pratiques collectives , et aux pratiques de la peinture/dessin et de la sculpture/modelage.

Concernant les relations entre la Métropole et les communes, nous avons signalé l'incongruité de cette énième délibération, qui complexifie encore l'organigramme de fonctionnement de la métropole. Il s'agit cette fois-ci de déterminer les conditions dans lesquelles certaines interventions peuvent être effectuées par les communes et ensuite remboursées par la Métropole selon des "clés de répartition" qui sont d'une complexité excessive et inutile. La gauche saint-avertinoise a souhaité alerter le Conseil municipal sur les risques qui existent à la fois de confiscation progressive du pouvoir par les technocrate (et donc d'éloignement des citoyens) et de dilution des circuits de l'argent public à l'intérieur de la métropole. Plus personne aujourd'hui, en dehors de quelques experts, ne peut efficacement tracer la circulation de l'argent public dans la métropole de Tours et c'est un risque accru de dérives qui se dessine.

Concernant la suppression de la carte scolaire, nous nous y sommes résolument opposés. Nous entendons que les directeurs d'école et Mme L'Inspectrice de l'Education nationale aient pu valider une procédure par laquelle les affectations dans les trois écoles de la commune permettront une meilleure gestion des flux et donc une meilleure politique d'ouverture et de fermeture de classes. Mais nous ne pouvons pas accepter cette délibération, qui va beaucoup plus loin que de simples mesures de bon sens. La carte scolaire n'est pas supprimée à la marge, mais intégralement ; l'affectation des enfants est désormais confiée au pouvoir discrétionnaire du maire, à qui il appartiendra, ou pas, de décider de règles d'affectation qui ne figurent pas dans la délibération et seront donc nécessairement opaques pour les familles concernées. Dans l'avenir, et quelque soit l'équipe municipale qui sera en place après 2020, des risques de clientélisme et de favoritisme sont clairement ouverts par cette délibération qui ne précise pas suffisamment les choses.

Devant notre insistance, la mairie s'est toutefois engagée à convier l'opposition dans les commissions municipales d'affectation des élèves. Nous nous félicitons de cet engagement, et veillerons bien entendu à ce qu'il soit tenu.

Sur le Festival des Horizons, nous estimons que l'affiche est sans doute, en termes de notoriété et d'inter-génération, en deçà de ce à quoi nous étions habitués les années précédentes. Nous avons rappelé, comme l'année précédente, que nous serions vigilants à ce que la disparition du dernier "gros" concert de la saison culturelle du Nouvel Atrium soit effectivement remplacée par une affiche du Festival qui soit à la hauteur. Les indicateurs pour ce faire seront essentiellement la fréquentation mais surtout, pour ce concert gratuit, le niveau d'investissement que représente cet événement pour la commune.

Nous avons, en marge de cette délibération, insistè sur la nécessité que le contenu des délibérations votées en Conseil ne soit pas "acté" avant le vote. C'est en effet le cas avec l'affiche du Festival, publiée sur le site de la ville et certains sites Internet des artistes présents, plusieurs jours, voire plusieurs semaines, avant le vote de la délibération. Que se serait-il passé si cette délibération avait été rejetée alors que les engagements sont déjà pris envers les artistes ?

Enfin bien que nous ayons voté pour le marché de maîtrise d'œuvre qui concerne le développement du domaine de Cangé, nous avons appelé de nos vœux que ce projet prenne en compte l'environnement (énergie, circulation douce), et remercier l'équipe municipale d'avoir repris un de nos projets municipaux (mise en place d'un potager pédagogique).