[Edit du 19 mars : Précision suite au vote des parents le samedi 17 mars au matin.

Comme nous l'écrivions dans ce billet de blog, le vote des conseils d'école n'ayant pas apporté au maire la validation qu'il attendait pour un retour à la semaine de 4 jours, un vote de l'ensemble des parents était organisé ce samedi. Le résultat de ce vote confirme et amplifie même le souhait des parents pour un maintien de la semaine de 4,5 jours. En effet, AUCUNE école ne s'est prononcée pour un retour à 4 jours (voir les résultats école par école sur le site de la mairie). Le message est maitenant limpide : les saint-avertinois ne veulent pas d'un retour à la semaine de 4 jours ! Le maire a-t-il pensé que la petite poignée de personnes (parents et enseignants) qui ont fait le siège de son bureau pour dénoncer les votes des conseils d'école étaient représentatifs de qui que ce soit ? C'est possible, mais le vote des parents ce samedi légitime au contraire la représentativité des parents d'élèves, dont le vote en conseil d'école reflétait bien, finalement, les attentes de la majorité des parents. La mairie doit en tirer les conséquences et assumer les résultats de la consultation qu'elle a décidé de mener par dessus la tête des conseils d'école. Par conséquent, le groupe Avenir de Saint-Avertin estime qu'il est maintenant grand temps d'arrêter les frais et d'entendre ce que dit le terrain. Aucun conseil d'école extraordinaire ne saurait être invoqué pour revenir sur le vote des mêmes conseils, confirmé par le vote de l'ensemble des parents. Le déni de démocratie serait alors manifeste.]

 

"Ne pas prévoir, c'est déjà gémir" (Léonard de Vinci)

S'il y a un sujet, à Saint-Avertin, sur lequel rien n'avait réellement été prévu et anticipé, c'est bien la question des rythmes scolaires. Pourtant, le sujet ne quitte pratiquement plus l'actualité politique locale depuis 2013, et nous devons en être aujourd'hui au moins à l'acte 4.

Il faut avoir à l'esprit trois éléments pour comprendre ce qui se joue aujourd'hui :

  • Un courrier du maire adressé juste avant les vacances aux parents d'élèves, dans lequel il estime que le vote des conseils d'école (qui s'est déroulé dans les 4 conseils début février) ne permet pas de dégager de majorité claire et dans lequel il précise avoir pris l'attache du Directeur Académique. Ce dernier lui aurait conseillé de faire voter directement l'ensemble des parents, puis de faire ratifier le choix par les conseils d'école et un Comité de pilotage.
  • Une réponse écrite au représentant d'une association de parents d'élèves de la ville, qui reprend les thèmes du courrier et précise : "Je vous confirme qu'aucune majorité n'est sortie de ce scrutin et nous étions à 2/2 et une abstention. J'ai reçu différentes plaintes de parents, d'enseignants et de directeurs".
  • Des faits : le résultat des votes (Henri Adam : 4 jours ; Léon Brûlon : Pas de réponse ; Grands-Champs : 4,5 jours ; Christophe Plantin : 4,5 jours.) Soit une majorité, certes courte, mais indiscutable, en faveur d'un maintien à 4,5 jours.

La décision du maire s'apparente donc à une remise en cause des instances démocratiquement élues. Elle foule au pied les conseils d'école et notamment la représentativité des parents élus.

Depuis le début, par pure idéologie, la mairie a décidé de revenir à la semaine de quatre jours, et fait tout pour parvenir à ses fins, en s'abritant derrière "l'intérêt des enfants" qu'en réalité elle ignore superbement (les travaux des chrono-biologistes montrent de façon unanime que la semaine de quatre jours est une absurdité). Après avoir annoncé sa décision sans consulter personne, au mépris du décret d'assouplissement et au risque de voir sa demande de dérogation rejetée ; Après avoir tout fait pour tenter d'infléchir les votes des conseil d'école (y compris par la publication par l'adjointe en charge de l'éducation d'horaires ubuesques en cas de maintien à 4,5 jours dans le but, notamment, d'infléchir le vote des enseignants), voilà que la parole des parents élus est aujourd'hui remise en cause, accusés en ville de ne pas avoir voté conformément aux attentes de l'ensemble des parents.

NON, le vote n'est pas "à 2/2 et une abstention". Nous informons d'ailleurs la mairie que dans la ville, il n'y a pas 5 conseils d'école, mais 4 !

NON, les plaintes des parents, des enseignants et des directeurs (ou directrice) ne sont pas d'importance équivalente au vote démocratique et régulier des conseils d'école !

NON, le décret du juin 2017 qui autorise à revenir à la semaine de 4 jours ne parle pas de consensus des conseils d'école mais de majorité. Assez sagement d'ailleurs car sur un tel sujet le consensus est évidemment impossible. La seule porte de sortie 'légale" qu'offre désormais l'application de ce décret, dans le respect de toutes les règles, serait de ne demander une dérogation que pour les écoles dont les conseils ont voté la semaine de 4 jours. Ce serait pour le moins original puisqu'à Brûlon/Plantin, la maternelle et l'élémentaire, pourtant fréquentées par les mêmes familles, n'ont pas voté pareil !

Concernant la préconisation du Directeur académique : Quelle que soit la qualité ou le titre de celui qui préconise, c'est le maire qui est responsable de SES choix. La Première adjointe a clairement annoncé au dernier conseil d'école à avoir voté, celui de Christophe Plantin, que compte tenu des votes, la semaine de 4,5 jours serait préservée, et elle a même avancé une date pour un comité de pilotage pour valider les horaires et déterminer s'il faudrait travailler le mercredi ou le samedi matin. C'était le mardi 13 mars.

Étrange revirement, donc, que ce courrier adressé aux parents juste avant les vacances et qui mentionne une préconisation du Directeur académique qui ne se serait pas mêlé de cette histoire sans interventions politiques de la part de la mairie.

En conséquence, le groupe d'opposition Avenir de Saint-Avertin demande expressément à la mairie de respecter le vote des conseils d'école. Il en va du respect de la démocratie locale. A ce titre, les élus de ce groupe espèrent que les propos tenus par la Première adjointe, en charge de l'éducation, lors d'un conseil d'école ("la démocratie, à un moment, ça suffit") ne sont pas le reflet d'une conviction profonde de l'équipe municipale en place, mais relèvent simplement d'un propos qui a dépassé ses pensées.