Le conseil municipal du 20 décembre n’a pas donné lieu à de grand débat comme cela avait été le cas le mois précédent.

Nous avons toutefois souligné nos différences sur certains points. Ainsi :

A l’occasion de la délibération 8 relative à dissolution du budget annexe de l’eau (la compétence est reprise par la métropole), nous avons rappelé nos regrets : la majorité actuelle, comme la précédente, n’a jamais souhaité revoir à la baisse le prix de l’eau vendue à Larçay (3000 habitants). Notre commune voisine dépend à 100% de Saint-Avertin et elle paye le prix du mètre cube plus cher que les habitants de Saint-Avertin. A la remarque injustifiée d’un des adjoints actuels qui soulignait que cette décision aurait entraîné une augmentation du prix de l’eau pour nos concitoyens, nous avons rappelé que Saint-Avertin achète bien moins cher de l’eau à la ville de Tours et que l’impact sur les finances de la ville aurait été bien moindre que celui du financement des écoles privés (qui concerne une dizaine de familles). C’est donc bien une question de choix politique.

Désormais l’eau ne sera plus du ressort de notre ville et nous regrettons de n'avoir pu mettre fin à cette injustice.


La délibération suivante touche la qualité de vie au travail des employés communaux. Il y a des tensions en interne, de la souffrance avérée. Même le médecin de la ville a souligné en comité d’hygiène, sécurité et condition de travail (CHSCT) qu’il avait constaté cela à différents niveaux hiérarchiques. Nous avons défendu très tôt l’intervention d’un psychologue. Ainsi nous sommes satisfaits qu'une démarche d’évaluation et de prévention ait lieu en 2018 par un psychologue du centre de gestion du département. Nous espérons qu’elle sera suivie d’actions afin d’améliorer la situation.


La délibération 12 portait sur la signature d’une convention de partenariat intergénérationnel au sein de l’accueil collectif de mineurs de Cangé et Korian le Vencay. Le conseil à l’unanimité approuve cette démarche. Nous avons rappelé que le vieillissement de la population de notre ville était un enjeu. Des actions de solidarité intergénérationnel doivent se multiplier au sein de notre commune comme par exemple lorsque le théâtre de l’Ephémère faisait jouer ensemble des jeunes et des moins jeunes.

​Nous avons profité de la délibération 13 pour revenir sur les conditions de financement du concert d'André Manoukian et sur la pratique de la ville, qui consiste à annoncer en début de saison culturelle des artistes qu'elle n'est pas certaine de pouvoir financer. Le mécénat devient alors un moyen d'éviter des annulations. Annulations qui se produisent s'il n'y a pas de mécène. Or cela peut être prévu plus en amont, au moment de la conception du budget. Le maire a reconnu une erreur dans la façon de procéder et s'est engagé à ce que cela ne se reproduise pas. Nous y veillerons : ce qui est promis aux saint-avertinois doit être assuré.​


La délibération 14 concerne la mise en accessibilité des bâtiments communaux. Nous avions réussi en 2015 à faire modifier l’ordre de priorité des travaux de mise en conformité afin que le domaine de la petite enfance soit un des premiers bâtiments mis aux normes. 2018 verra la mise aux normes des 3 groupes scolaires, et aussi du domaine de Cangé, de l’Espace Simone Veil, de la salle de sport des Aubuis, du Nouvel Atrium, de la salle des fêtes, de l’Annexe, du centre technique municipal, de l’église (et de son presbytère ! Accessoirement mise à disposition gracieusement par la mairie).


Comme tout le monde le sait, les travaux de la piscine avancent et son ouverture aura lieu au printemps. La délibération 15 précise les derniers choix de la mairie dans ce cadre : si l’on peut comprendre que pour des raisons de coût, il n’y aura pas de SPA/jacuzzi, nous avons regretté que sans concertation, la majorité prévoit dès à présent la possibilité de mettre en place des moyens de vidéosurveillance. Sans être contre dans l’absolu, nous aurions voulu donner notre avis auparavant. En effet, il n’a pas été envisagé de surveiller les forages d’eau qui permettront d’alimenter en eau et en chaleur la piscine. Ne serait-il pas pertinent de se poser la question plutôt que de choisir des points de surveillance de façon unilatérale ?

Enfin, la dernière délibération acte du principe de passage en rive droite du Cher à vélo… qui ne passera donc pas sur notre commune​

​Si nous sommes favorables à cette solution (moins chère, plus agréable pour les cyclistes et adossée à des structures de randonnée existantes), nous nous inquiétons des conséquences qu'elle pourrait avoir en termes de fréquentation des commerces et hébergements saint-avertinois. Nous serons vigilants à ce que le camping et le centre-ville soient correctement fléchés, et à ce qu'une traversée du Cher soit mise en place au niveau de l'actuel pont d'Arcole. Ce dernier point nous conduit à rappeler que nous attendons toujours un schéma cycliste municipal digne de ce nom, ambitieux et rapidement opérationnel. Entre la future traversée du Cher au nord (qui reliera le bourg aux zones commerciales et récréatives de la Vallée du Cher) et le futur tramway à la Papoterie au sud, il faut organiser des axes cyclables nord-sud sécurisés, utiles aux commerces, aux déplacements de travail et à la promenade. Actuellement, entre la rue des Cicottées et la Bellerie, il n'y a rien de réellement convaincant, et se déplacer à vélo y relève trop souvent de la prise de risque, voire de la mise en danger.