Le conseil du mercredi 21 juin comptait plusieurs points majeurs dans la vie d’une commune :

En premier lieu, le vote des tarifs des services municipaux pour 2017/2018. Comme chaque année, la majorité ne fait aucune distinction entre les services à caractère technique, administratif, sportif ou socio-éducatif : tout doit augmenter du coût de la vie (1,5%). Parce que nous sommes pour la généralisation du quotient familial, la mise en place de tarifs adaptés pour les personnes à revenu modeste, nous avons demandé un vote séparé afin de nous opposer à l’augmentation des tarifs à caractères socio-éducatifs. Nous avons pu rappeler que, bien que le CCAS ait aidé 88 familles en 2016, la population de Saint-Avertin compte 6% de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté (soit 900 personnes) et 714 chômeurs. Il nous paraît nécessaire de faire preuve de solidarité envers cette population et non uniquement de charité. Nous avons donc voté contre et revendiqué une nouvelle fois notre différence avec la majorité (et la minorité) de droite.

 En aparté, nous avons regretté que le bulletin municipal ne paraisse désormais que 3 fois par an au lieu de 4. D’après la mairie les annonceurs ne sont pas choqué de voir ainsi le tarif publicitaire augmenté de 33% (même prix pour 3 parutions). Et bien, nous élus bénévoles, nous regrettons qu’à ce titre, notre droit de parole soit réduit sans contre partie (le nombre de mots qui nous ait autorisé, reste le même).

 En deuxième lieu, la délibération sur la participation aux frais de fonctionnement des écoles privées nous a permis de ​rappeler notre position à ce sujet. Nous avons dénoncé le financement non obligatoires des écoles privées pour deux raisons. D'abord parce que le coût pour la ville devient extrêmement important. Depuis 2010, ce sont pas moins de 400 000 € d'argent public qui ont été versés aux écoles privées de l'agglomération de Tours, sans aucun rapport avec le libre choix des familles, et sans tenir compte des besoins internes aux écoles de notre commune. Nous nous en étonnons, alors que l'équipe municipale ne cesse de dénoncer les surcoûts liés à la mise en place de la réforme des rythmes scolaires. D'autre part, nous dénonçons dans cette mesure un choix purement idéologique. La subvention aux écoles privées et la troisième plus importante de la ville, derrière celles du SAS et du Comité Social des Personnels, et loin devant le théâtre de l'Ephémère, le comité de jumelage ou l'ensemble des associations caritatives.​

 En plus de ​c​es deux points fondamentaux de divergences entre la majorité et la minorité de droite, nous avons aussi questionné la mairie sur les rythmes scolai​res. Nous avons rappelé à la Mairie son engagement de ne plus toucher aux rythmes scolaires afin de ne pas déstabiliser une nouvelle fois les enfants, et de ne pas désorganiser l'emploi du temps des familles qui travaillent et qui sont contraintes de s'engager dans la mise en place de modes de garde parfois trop peu souples pour s'adapter au dernier moment. Nous avons également rappelé que le retour à la semaine de quatre jours imposée par Nicolas Sarkozy était une mesure idéologique, qu'aucune étude de chronobiologie ou de sciences de l'éducation ne permettait de valider. La mairie s'est engagé, sans aucune difficulté, à ne rien modifier pour la rentrée scolaire 2017, et à mettre à profit la prochaine année scolaire pour engager une réflexion sur la question en vue de la rentrée 2018.​

​Enfin dans le cadre de la délibération relative aux travaux pour la sécurisation du domaine de la petite enfance, nous avons interrogé le maire sur la sécurisation des écoles. Il nous a été précisé que des travaux auront lieu cet été à Plantin (changement de la porte principale), à Grands Champs (mise en place de serrures sur chaque portes de classes), à H. Adam (alarme anti intrusion), L. Brulon (digicode au niveau du portail). A notre demande, le maire a confirmé que le grillage de l’école des Grands Champs sera bien changé, mais qu’en 2018.

 En dernier point de ce conseil, nous avons donné notre avis favorable sur le projet du Programme Local pour l’Habitat de la métropole. Ce PLH nous paraît important car il « contraint » la ville de Saint-Avertin a construire 197 logements locatifs sociaux (LLS) dont 30% de PLAI (logements « très » sociaux) en 6 ans. Il permettra aussi de rénover certains logements sociaux. Dans le contexte où la majorité actuelle a déjà vendu la résidence des Tilleuls et a mis en vente les parts détenues dans la SAEM (société qui gère et a construit la majorité des logements sociaux de Saint-Avertin), il est rassurant d’avoir un cadre contraignant. Nous avons bien sur émis des regrets de ne pas en voir plus construits.